Combien de fois ne vous êtes-vous pas trouvé au milieu d'une partie maudissant les dés ? Pour éviter de telles situations, il est important de réaliser que contrairement aux jeux de chance, le backgammon s'articule sur la capacité des joueurs à créer une stratégie calculée pas à pas.
Le penchant naturel est est faire le plus de points possibles, en laissant le moins de blots vulnérables. Bien que ce soit une règle de pensée correcte, vous ne devez pas y coller à tout prix. Faire plus de points et y ajouter des pions, pour éviter d'être frappé, limitera vos possibilités d'atteindre le but ultime consistant à sortir tous vos pions avant votre adversaire.
Le point est de créer des opportunités, pas seulement de faire des points. Souvent les blots vous permettront de faire des points de qualité dans votre jan intérieur, créant plus d'opportunités de frapper les blots de l'adversaire. L'exemple classique est de commencer par un tirage de dés de 3-2 ou 1-4, qui auparavant se jouait 12-17. Aujourd'hui il est devenu évident que bien que ce déplacement évite d'être frappé, il limite sérieusement les possibilités des prochains mouvements.
En général, si vous osez laisser des blots plus vulnérables en début de jeu, il vous sera plus facile d'obtenir l'avantage plus tard dans la partie. Au début de la partie, l'adversaire n'a pas encore fait de points de qualité et son jan intérieur est exposé. Vous pouvez donc rentrer vos pions assez facilement, tout en tirant parti de vos blots pour faire des points de qualité.
Gardez à l'esprit que les dés ne décident pas de l'issue de la partie. Les possibilités que vous avez créées vous permettront de choisir de bon déplacements parmi une grande variété de combinaisons de chiffres.
La capacité d'équilibrer les risques inhérents à laisser des blots avec les opportunités de faire des points de qualité, vous permettra de progresser dans la partie avec une plus grande sécurité. En voyant votre assurance et la stratégie qui se cache derrière vos déplacements, l'adversaire hésitera à prendre des risques et limitera ainsi ses propres possibilités pendant la partie. Une fois que votre adversaire comprend que vous êtes prêt à prendre des risques répétés, en laissant plus de blots, en frappant plus de ses pions, et en faisant des points de qualité, il jouera de façon plus conservative, freinant la progression de son jeu.
Le backgammon se joue à deux, sur un plateau composé de quatre quadrants ou jans, deux jans intérieurs et deux jans extérieurs. Chaque jan est composé de six flèches alternées noires et blanches. Chaque joueur a 15 pions, noirs ou blancs, et une paire de dés.
Ce jeu qui a captivé des millions d'enthousiastes dépend-il seulement de la chance ? Pas vraiment ...
Bien que la chance joue un rôle évidemment important, les joueurs ont de nombreuses options de manoeuvre pour bloquer l'adversaire dans diverses situations. Pour gagner il faut un plan approprié ainsi que de la chance.
La liste suivante décrit plusieurs stratégies utilisées au backgammon :
Construire son plateau - faire le plus de points sur le jan intérieur. Cette stratégie a deux avantages. En faisant beaucoup de points dans votre jan intérieur, vous compliquez l'échappée de votre adversaire. Le deuxième avantage est que lorsque vous frappez les blots de votre adversaire, il aura des difficultés à les rentrer, l'empêchant ainsi de poursuivre la partie et vous donnant le contrôle complet du plateau.
Combinaison - combine la construction et l'échappée, ou en d'autres mots, construire votre plateau tout en gardant à l'esprit les deux coureurs dans le jan intérieur de l'adversaire.
Jeu hardi - prendre des risques en laissant des blots exposés, de façon à créer des positions avantageuses ou tenter l'adversaire par des frappes. A l'opposé du jeu sécuritaire, la prise de risque peut conduire à la victoire, mais peut aussi entraîner la perte de la partie. Hardiesse sécurisée - protection des blots en exposant d'autres blots pour tenter l'adversaire.
Echappée - se concentre sur l'évasion du jan intérieur de l'adversaire. Deux de vos pions se trouvent sur le jan intérieur de votre adversaire. Il est de votre intérêt de les faire partir dès que possible, en particulier si l'adversaire construit son plateau. Les deux tirages qui vous permettent de le faire sont 6-5 et 6-6. Toutes les autres combinaisons laissent deux blots sur le plateau.
Back Game - création de nombreuses ancres dans le jan intérieur de l'adversaire, l'empêchant alors de porter ses pions et le forçant à laisser ses pions exposés à la frappe.
Jeu sécuritaire - Laisser aussi peu que possible de blots. Cette stratégie suggère d'essayer de faire le plus de points sur le plateau et d'empêcher l'adversaire de frapper vos pions. Cette stratégie n'est pas toujours payante car elle ne crée pas d'opportunités pour gagner la partie, alors qu'au même moment l'adversaire tire partie de telles opportunités. Il faut garder à l'esprit qu'une partie longue et fatigante comporte des risques et que la chance y jouant un rôle important, un tirage double élevé peut permettre à l'adversaire de nous échapper.
En résumé, pour choisir la meilleure stratégie au backgammon vous devez analyser les mouvements de l'adversaire pour identifier sa stratégie puis employer la stratégie opposée.
N'oubliez pas les dés ! Avec de la chance, ils seront coopératifs !